J’ai vu Twixt, en VO, de Francis Ford Coppola, le jour où la Terre est allée voir Avengers.

Classé épouvante-horreur, FF Coppola joue comme à son habitude sur les peurs et les pensées de ses protagonistes. C’est pourquoi il faut vraiment être immergé dans l’ambiance avant d’aller voir ce film, sous peine de passer à côté. Moi, je suis passée complètement à côté, et ce n’est qu’après quelques recherches et lectures qu’on arrive à dépatouiller quelque chose de ce film étrange.
Reprenons. Coppola pour moi, c’est Dracula. Noir, Rouge, différent des autres vampires. Pour d’autres ce sera Apocalypse Now, Le Parrain, Patton. Mais c’est aussi lui qui a réalisé Captain Eo (le spectacle vieux -1986- et tout pourri avec Michael Jackson, à Disney là) et d’autres échecs visiblement. Une fois ces commandes ayant renfloué son navire, il a pu se consacrer à des films plus autobiographiques, à budget limité. Écrire des scénarios, négocier des avances, vivre avec la culpabilité de son enfant mort dans un accident de hors-bord, et finalement tenter d’ouvrir l’esprit des gens, de les toucher. Voilà pour le sujet du film.
Rencontrer Edgar Allan Poe doit obligatoirement faire partie de ses rêves. La mélancolie permanente additionnée à l’horreur que peut contenir chaque être vivant donne une première vision du film. Le shérif si gentil ? Reconnu coupable de crimes. Le pasteur ? N’en parlons pas. Virginia n’est pas une sainte, et seuls ceux qui l’affichent, les monstrueux gothiques qui vivent de l’autre côté de la plage semblent sans danger. Comme dans un rêve, les scènes se suivent de façon désordonnée. Comme dans un rêve, les détails et les couleurs n’ont pas d’intensité logique. Rouge, jaune citron, maquillage rose de V., l’attention est portée sur des parties incongrues, une chouette, un appareil dentaire, les cratères de la lune.
Bourré de références dont je n’ai pas calculé la moitié, sans réelle scène d’horreur ni d’épouvante, j’ai l’impression de m’être retrouvée devant un rêve mélancolique sans queue ni tête, L’imaginarium du docteur Parnassus l’humour en moins, ou Mr Nobody sans le futurisme. Sans doute trop personnel, trop lent pour moi, ou simplement pas adapté au moment.
Y’a comme un rapport avec ça :
- Film : Nouveau Départ, et Super 8 pour Elle Fanning
- Rien depuis 1997 et Le Saint, Batman Forever ou Willow pour Val Kilmer :/
- Film : Mr Nobody pour le rêve
Publié par Abyna 




