Film : Twixt

26 avril 2012

J’ai vu Twixt, en VO, de Francis Ford Coppola, le jour où la Terre est allée voir Avengers.

Classé épouvante-horreur, FF Coppola joue comme à son habitude sur les peurs et les pensées de ses protagonistes. C’est pourquoi il faut vraiment être immergé dans l’ambiance avant d’aller voir ce film, sous peine de passer à côté. Moi, je suis passée complètement à côté, et ce n’est qu’après quelques recherches et lectures qu’on arrive à dépatouiller quelque chose de ce film étrange.

Reprenons. Coppola pour moi, c’est Dracula. Noir, Rouge, différent des autres vampires. Pour d’autres ce sera Apocalypse Now, Le Parrain, Patton. Mais c’est aussi lui qui a réalisé Captain Eo (le spectacle vieux -1986- et tout pourri avec Michael Jackson, à Disney là) et d’autres échecs visiblement. Une fois ces commandes ayant renfloué son navire, il a pu se consacrer à des films plus autobiographiques, à budget limité. Écrire des scénarios, négocier des avances, vivre avec la culpabilité de son enfant mort dans un accident de hors-bord, et finalement tenter d’ouvrir l’esprit des gens, de les toucher. Voilà pour le sujet du film.

Rencontrer Edgar Allan Poe doit obligatoirement faire partie de ses rêves. La mélancolie permanente additionnée à l’horreur que peut contenir chaque être vivant donne une première vision du film. Le shérif si gentil ? Reconnu coupable de crimes. Le pasteur ? N’en parlons pas. Virginia n’est pas une sainte, et seuls ceux qui l’affichent, les monstrueux gothiques qui vivent de l’autre côté de la plage semblent sans danger. Comme dans un rêve, les scènes se suivent de façon désordonnée. Comme dans un rêve, les détails et les couleurs n’ont pas d’intensité logique. Rouge, jaune citron, maquillage rose de V., l’attention est portée sur des parties incongrues, une chouette, un appareil dentaire, les cratères de la lune.

Bourré de références dont je n’ai pas calculé la moitié, sans réelle scène d’horreur ni d’épouvante, j’ai l’impression de m’être retrouvée devant un rêve mélancolique sans queue ni tête, L’imaginarium du docteur Parnassus l’humour en moins, ou Mr Nobody sans le futurisme. Sans doute trop personnel, trop lent pour moi, ou simplement pas adapté au moment.

Y’a comme un rapport avec ça :


Film : Limitless

11 juin 2011

J’ai enchaîné avec Limitless, le dernier film avec Bradley Cooper et Robert de Niro.

Bradley est vraiment génial. Outre ses yeux (oui, j’en parle souvent, mais qui pourrait me le reprocher ?) il faut parler de sa coiffure. Il ne change pas moins de 3 fois de coupe de cheveux dans ce film, et je suis désolée, mais je trouve que tout lui va bien. Longs, mi-longs, courts.. Il a une bonne tête ce garçon.

D’où son succès facile aussi. Ha oui, parler du pitch : il est super simple et dans les rêves de tout le monde. Il est dit qu’on n’utilise que 10% de notre cerveau. Et si une pilule permettait d’accéder aux 90% restants ? Souvenirs enfouis, livres survolés, bribes d’informations entendues et stockées, et des neurones capables de faire la relation et d’analyser rapidement ces données pour sortir quelque chose de très cohérent. Une pilule qui ne fait que développer ce que vous êtes déjà. Qui vous rend meilleur, sans vous transformer, ou si peu… question de point de vue.

Des moments drôles, légers, des remarques qui fusent, une ascension exceptionnelle. Encore un film qui commence avec une scène de fin, suivie d’un « comment j’en suis arrivé là ». Une façon de filmer accélérée parfois qui rappelle franchement cet état proche du trip, et qui est super bien faite sans être trop enivrante ou écœurante.

Un film sympa, une histoire sympa, un Bradley sympa… Et voilà comment j’ai vu tout ce qui était regardable le mercredi soir. Pff encore une semaine à tenir du coup !


Film : Mr. Nobody

14 septembre 2010

J’ai vu Mr. Nobody, un peu en retard puisque ce film est sorti en tout début d’année.

J’avais beaucoup aimé la bande-annonce et j’ai malheureusement raté ce film au ciné. Le pitch était assez simple : que se passe-t-il quand un enfant ne choisit pas entre ses deux parents qui se séparent, quand il ne choisit pas de rester avec son père ou de partir avec sa mère ? “Tant que l’on ne choisit pas, tout est possible”. Nous voici donc avec un vieillard qui raconte sa vie, ou plutôt ses vies comme il semble les avoir toutes vécues…

Tu n’aurais pas aimé ce film, parce qu’il n’apporte pas de réponse claire. Non, c’est juste un rêve éveillé, un délire sans bornes et sans fondement. Allociné nous conseille dans le même genre l’Imaginarium du Docteur Parnassus : c’est tout à fait ça, un film franco-belge anglo-canadien, poétique, invraisemblable. Quelque chose qui ne te fait pas réfléchir sur ta vie, mais qui, après quelques heures, te met un sourire aux lèvres et des étoiles dans les yeux. Enfin, c’est comme ça que ça fonctionne chez moi.

Un bon feeling donc pour ce film, malgré toute son étrangeté.


Film : Phenomènes Paranormaux

30 juillet 2010

J’ai vu Phénomènes Paranormaux, le film avec Milla Jovovich sur les étranges disparitions survenues en Alaska.

Le film commence de façon étrange (ofc). Non mais sérieusement : “bonjour, je suis Milla Jovovich, l’actrice qui interprète Abigail Tyler…” Bla Bla. Présenté comme un documentaire donc, appuyé par des extraits des vidéos et enregistrements sonores de l’époque, on est plongés dans l’histoire. A nous de décider si l’on veut y croire ou pas.

Reste que dans cette petite ville de Nome, il y a trop de disparitions inexpliquées, trop de suicides, trop d’étrangetés par rapport au nombre d’habitants. Et ce n’est pas ce couple de psychologues qui va démentir la chose. C’est pour ça, entre autres, qu’ils sont là. Faire des études. Tout comme nos amis venus de l’espace ?

En anglais, ce film s’appelle The Fourth Kind, le 4ème type. Parce que les rencontres avec les extra-terrestres sont classés en quatre types :

  • le premier, on voit des ovnis, mais il n’y a pas de preuves.
  • le second, on voit des marques dans les champs, sur la peau, des indices.
  • le troisième, il y a un contact. J’ose rappeler le film de Spielberg ? Ré-mi-do-do-sol…
  • le quatrième, il y a enlèvement.

Évidemment on sursaute, on reste coi devant les corps en lévitation, et même devant le générique de fin, tout le monde reste. Je n’avais jamais vu une salle aussi calme, attentive, et curieuse jusqu’au bout du bout. Les témoignages sont nombreux. Les sceptiques aussi.
Et vous ?


Film : Inception

24 juillet 2010

J’ai vu Inception, comme beaucoup.

Et j’ai beaucoup aimé. 2h28 de film, pas une minute en trop. Toutes les scènes sont capitales et intéressantes. D’ailleurs là, puisque j’en parle, il faudrait que j’y retourne pour revoir le début :D

Inception, c’est le début, le commencement, la naissance. Alors que la source d’un rêve n’est jamais définie : vous vous retrouvez souvent en plein coeur de l’action, sans savoir comment vous êtes arrivés là. Ce n’est pas ce qui importe, de toute façon, dans vos rêves. L’important, c’est de laisser s’exprimer votre subconscient refoulé à longueur de journée.

Ce film est très bon, et laisse une question en suspens à la fin, tout comme dans Shutter Island, le dernier avec DiCaprio aussi. Je ne dirai pas que c’est le meilleur film de l’année, mais il est rudement bien tourné, rudement bien joué, et rudement intéressant. Que les secrets soient dévoilés durant les rêves, ce n’est pas nouveau, on retrouve ça dans pas mal de films. C’est d’ailleurs d’habitude la solution de facilité pour créer l’action.

Là, c’est l’inverse : on crée l’action pour faire arriver les secrets. Passionnant.
A voir, et à revoir pour intercepter toutes les subtilités.


Bouquin : Le Livre du Voyage

7 mai 2010

J’ai lu Le Livre du Voyage, de Bernard Werber.

Ça prend une demi-heure à tout casser, mais j’aurai tendance à dire qu’au final, le message est passé. Il est fortement probable que la majorité des lecteurs se sentent détendus, plus forts, plus sereins à la fin de ce livre. C’est drôle parce que je n’ai pas grand-chose de plus à raconter sur ce livre, puisqu’il est très court. Mais oui, curiosité, imagination, confiance en soi permettent d’avancer.

Quant à l’hypothèse formulée par ces grands livres classiques, sur le fait que nous humains ne sommes pas des animaux sociaux mais des animaux solitaires qui se forcent à vivre ensemble… Oui, sans doute. Le concept de la famille n’existe que pour permettre aux plus jeunes de grandir, toute notion de groupe ayant été abandonnée (troupe de femelles-nourrices ou parents proches élevant les enfants dans certaines tribus).

Grégaires ? Je n’en suis pas persuadée. Egoïstes oui, profiter des avantages fournis par une communauté oui. Réellement altruistes, non. Vraiment trop peu de gens le sont pour en faire une des caractéristiques de la race humaine. Aigrie, moi ? Si peu.


Bouquin : La Quête d’Ewilan

23 avril 2010

J’ai lu La Quête d’Ewilan, de Pierre Bottero. Oui je sais, encore un bouquin pour ado, peuplé de jeunes héros et de troolls sanguinaires… Mais que voulez-vous, à force de cotoyer des personnes qui ont dix ou vingt ans de moins que moi sans aucune gêne, ça devait bien finir par arriver. Et puis, ce n’était pas si désagréable.

3 tomes réunis en un seul ouvrage de plus de 700 pages, à la police… trop grande encore, à mon goût.

  1. D’un monde à l’autre
  2. Les frontières de glace
  3. L’île du destin

J’ai complètement accroché au premier tome. La narration est drôle et impertinente, les héros plus qu’attachants et l’histoire est originale. Est-ce parce que l’auteur est français que l’œuvre ne souffre pas de traductions foireuses ? Est-ce parce qu’il est jeune ? Etait plutôt, si j’ai lu ce livre c’est parce qu’un twitterien s’émouvait de la disparition de son auteur préféré l’année dernière.

Le deuxième tome suit le premier : aventures trépidantes, l’histoire continue, on voyage aux côtés de Camille et de Salim.

Le pouvoir qu’offre l’Art du Dessin est limité. L’amour, lui, est infini.

Et là, c’est le drame. Non pas que les sentiments naissants gâchent l’histoire, mais à la lecture du troisième tome, j’ai eu la désagréable impression d’un accolement de rushes désordonné, d’orientations diverses pour expliquer les origines du monde mises bout à bout. Une seule aurait suffit, une seule aurait permis de continuer tranquillement sur le chemin tracé des aventures d’Ewilan depuis le début. Là, dans le tome 3, tout se mélange. Merwyn, le loup, la Dame et son Héros, les pirates.. Il n’y avait pas besoin de tout ça.

La seule phrase de cette dernière partie qui m’a marqué n’a rien à voir avec l’histoire.

Ils ignoraient que c’était impossible, alors ils l’ont fait.

Je vous dirai bien d’éviter le dernier tome, mais j’aime bien connaître la fin des histoires, même si c’est moins bien / pas intéressant. Finir les choses, c’est important.


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