Film : Blanche-neige

17 avril 2012

J’ai vu Blanche-Neige, version comédie avec Julia Roberts (pour différencier de Blanche-Neige et le Chasseur version glauque avec Thor et Bella, qui sort en juin).

Pire qu’une comédie, c’est une parodie. Bourrée de clichés et de situations ou détails censés être comiques, on assiste à un fourre-tout sans cohérence. Les grandes lignes sont là : la méchante reine qui déteste Blanche-Neige prend le pouvoir, contraint le chasseur à aller la tuer en forêt, croit avoir gagné. Mais le chasseur a eu pitié et laisse partir la jeune fille, qui rencontre les 7 nains et revient conquérir le cœur du Prince et détrôner sa belle-mère. Soit. Lily Collins a des paillassons à la place des sourcils et n’est pas vraiment ce qu’on peut appeler la plus belle du royaume. Les 7 nains ont été renommés Demi-pinte, Crado, Napoléon, Glouton, Grimm l’instit, Loup et Boucher. Pour se faire belle, la reine se fait piquer les lèvres par des guêpes, tartiner le visage de fientes, fish-manucurer, chatouiller par des vers et autres scorpions.. Bref du grand n’importe quoi que je n’ai pas trouvé drôle.

Pas charismatique, pas vraiment drôle, je n’ai ri qu’en voyant Sean Bean vivant et couronné à la fin. Je me suis sentie un peu seule, j’avoue. Bravo par contre au ridicule assumé des décors et des costumes de chacun. On sent bien aussi que toutes les cascades et combats ont été faits sans doublure. Pauvre Armie Hammer, qui passe de l’alter ego de Leonardo DiCaprio à ce rôle de Prince dénudé. Vivement la version de juin.

Y’a comme un rapport avec ça :


Film : [REC]3 Génesis

10 avril 2012

J’ai vu [REC]3 Génesis, en VF.

Précisons de suite : je n’ai pas vu les précédents enfin, les suivants chronologiquement, [REC] et [REC]2. J’en avais juste entendu parler comme “film de morts-vivants”, caméra au poing. Je m’en vais donc voir ce thrilleur horreur-épouvante dramatique pensant me faire quelques frayeurs, et j’ai beaucoup ri. Non, ce n’est pas une comédie, ni une parodie là encore. En 2007, la production espagnole de [REC] a gagné 3 prix au festival fantastique. Des gens infectés qui se relèvent une fois mordus et morts, un sauvetage qui tourne au drame, le film avait de quoi faire peur. Rebelote fin 2009, “quelque chose a survécu”, mais l’engouement n’est plus là.

Dans ce troisième opus, les acteurs sont différents (mais connus en Espagne cette fois) et le film est sensé raconter la genèse du truc (je suis douée en traductions, ouais, je sais). Et en fait.. non. On a bien un oncle qui raconte avoir été mordu le matin ou la veille du mariage par un espèce de chien, ou je-ne-sais-quoi. L’info est floue. Il mettra entre 6 et 24h à développer la “maladie”, alors que les futurs infectés le sont en quelques secondes. On voit aussi des zombies attaquer en arrivant de l’extérieur. Bref pour la genèse, on repassera.

De l’épouvante ? Ha ça, du sang, il y en a partout. Mais franchement, toute la salle a explosé de rire quand l’un des protagonistes s’empare d’un mixeur plongeant et tue son adversaire en lui enfonçant l’engin dans la bouche… Srsly ? La mariée qui trouve une tronçonneuse dans les égouts sous la salle de mariage (bien sûr !) et qui, pour le côté pratique, coupe la moitié de sa robe. Juste pour montrer la jarretelle, je présume. Heureusement que les morts-vivants ne courent que quand il faut, parce que monter et descendre une échelle comme elle l’a fiat, ça prend du temps. Ajoutez à cela que le concept même du film, la caméra embarquée, est abandonné au premier tiers pour une réalisation plus classique…

On rigole tellement c’est ridicule. Tagguez-le parodie, et ça passera peut-être mieux que là, et encore. Des films comiques et gore, il y en a de très bons, là c’est affreusement grotesque. Heureusement que ça ne dure que 1h20.

Y’a comme un rapport avec ça :


Film : Sur la piste du Marsupilami

6 avril 2012

J’ai vu Sur la piste du Marsupilami, de et avec Alain Chabat.

Les avis sont partagés, on aime ou on déteste. Évidemment je vais être plus mesurée que ça, certainement compte tenu de la masse de films que je vais voir. Je deviens plus exigente, plus critique. Au moins en ce qui concerne mes idées. Revenons donc à notre marsu : Chabat n’a pas fait une parodie comme La cité de la Peur, ni une adaptation d’une BD comique comme Astérix. Cette fois la BD est plus simple et moins caricaturale de la société. Ce marsupial amical imaginaire à la queue démesurée est un personnage attachant et débrouillard, qui évite de se faire capturer et qui vit des aventures extraordinaires avec ses petits : à la poursuite de papillons, dans un cirque, avec les autres animaux de la jungle, contre les reporters un peu trop curieux, ou avec les orchidées des Chahutas. Un peu comme les Schtroumpfs, quoi. Des histoires mignonnes qui plaisent aux enfants.

Difficile dans ce cas de retrouver tout au long du film l’humour acerbe et caustique des Nuls. Et c’est là que le bas blesse à mon goût : ce film n’est pas linéaire. Parfois, on voit du Chabat, des blagues potaches qui font rire. Parfois on a des moments de tendresse avec le Marsupilami. Parfois on se moque des tribus de la jungle tout comme des producteurs de télé. Parfois, on parodie des artistes. Mais jamais de façon continue ou en suivant un rythme crescendo, non, j’ai plutôt l’impression d’avoir vu des éclairs drôles par moments, noyés dans la boue.

Finalement pas intéressant, mais pas une daube* non plus. Le chihuahua était en trop, mais sans Lambert Wilson ce film aurait été vraiment lamentable. La prophétie racontée en dessins est drôle aussi, et le rôle confié à Patrick Timsit lui va super bien. Pas envie de le revoir. Pas d’éloges à faire.

Y’a comme un rapport avec ça :

  • Film : Intouchables (Fred ici, Omar là-bas)
  • Film : Titanic (pour Céline Dion !)
  • Et tous ceux sous le tag navet ou nul

*daube : spécialité culinaire d’origine provençale, arrangement de viandes marinées dans du vin. Boeuf, taureau ou agneau selon les régions, vin blanc ou vin rouge, carottes ou olives…


Film : Sans Identité

9 juillet 2011

J’ai vu Sans Identité (Unknown), un film sorti il y a peu de temps avec Liam Neeson.

La bande-annonce était intéressante : suite à un accident et un coma de quelques jours, un type essaie de prévenir sa femme qui s’affiche au bras de quelqu’un d’autre, prétendant être son mari… Du coup, plein de questions ! Qui est vraiment Martin Harris ? et si ce n’est pas lui, qui est-il ? De nombreux indices contredisent les versions de chacun, et rien n’est évident.

Je ne peux même pas dire qu’il n’y avait QUE la bande-annonce d’intéressante, ce serait faux. L’explication est intéressante, plausible, et la fin pleine de morale. Mais le problème est ailleurs.. c’est long. Le scénario n’est pas haletant, ni motivant pour deux sous. On regarde le déroulement platement. Il est même difficile de ne pas se laisser tenter par autre chose à côté… C’est dommage, vraiment ce film aurait pu être bien. Mais non.


Film & Série : Fails récents

8 juillet 2011

2 magnifiques fails ce week-end pour cause de nullité : un film, Monsters, et une série, HARD.

J’avais raté Monsters en décembre dernier. Décrit comme étant dans la veine de District 9, un film que j’avais vraiment adoré, j’ai tenté de le regarder un soir.

« Après 6 ans, ils n’y a plus d’Aliens. Mais des habitants. » Donc voilà, les aliens se sont installés entre l’Amérique du Nord et l’Amérique du Sud, dans une zone chaude qui leur a été léguée désormais visiblement. Deux américains, un photographe et une blondasse, la fille de son patron, sont dans le sud et doivent retourner dans le Nord. Après 45 minutes de film, ils n’ont toujours pas réussi. Quelques mauvaises images d’aliens poulpeux, gigantesques et tentaculaires dans des émissions télé qui m’ont surtout fait penser aux très moches effets spéciaux des années 1960.

J’ai abandonné. Pas d’action, pas de rebondissement, pas d’intérêt. Dormir était une option bien plus attrayante.

J’avais aussi envie de voir HARD, la série française basée sur le porno et dont mon podcast Season1 parle régulièrement. J’aurai dû m’attarder à un seul mot de cette description : française. FRANÇAISE. Je vais déjà rarement voir des films français au cinéma de peur de perdre mon temps dans des états d’âme psychologiques, mais alors en série… C’est sans doute parce que je n’ai pas trouvé de comparatif valable dans les séries françaises que j’ai regardé celle-là. Enfin, le premier épisode. J’aurai dû chercher plus longuement dans ma mémoire, et penser aux séries AB Production, etc. Non, une série française n’est pas intéressante. Ni bonne. Ni bien jouée. C’est une horreur. J’ai quand même regardé l’épisode jusqu’au bout mais jamais je ne regarderai le deuxième, même si le pilote est parfois raté.

Poubelle, direct.


Film : Insidious

17 juin 2011

J’ai vu Insidious, film catégorisé épouvante- horreur, moins de 12 ans, avec une affiche pleine de possession d’enfants.

Ouais. Le gamin n’est jamais possédé : il reste alité tout le long du film. Première déception. En fait j’ai envie de lister sans aucun ordre tout ce qui n’allait pas dans ce film, mais ce serait trop respecter l’ambiance générale. Ambiance « je met tout dedans sans cohérence ».

Alors non, essayons d’être construit et chronologique, mes excuses d’avance pour le spoil permanent mais je voudrai vous éviter de perdre votre temps au cinéma.

Je n’avais vu que l’affiche et la bande-annonce, comme pour la plupart des films en fait, qui se révélaient angoissantes.

Premier plan, classique pour un film d’exorcisme, un enfant allongé d’une époque passée, genre seventies.
Titre. Et là, c’est le drame. Les violons stridents pour inspirer la terreur sont particulièrement pénibles et pas du tout effrayants. Dommage, puisqu’on les retrouvera plus tard, au cours du film.
L’action commence, enfin, le film commence plutôt. Il faut plusieurs scènes pour enfin voir des livres tomber tous seuls. Un esprit frappeur ? Je passe sur les dialogues sans profondeur et sans surprises. « mais ce n’est pas moi Maman qui ai fait tomber les livres ! »

C’est alors que s’enchainent toutes les caractéristiques d’un film de ce type.

  • Des interférences dans le baby phone (de quoi faire flipper toutes les jeunes mamans). Un esprit invisible ?
  • Des gens qui apparaissent derrière vous sur les photos. Une présence surnaturelle ?
  • Des doigts effilés, un corps longiligne, une peau grisâtre, le surnom de « visiteur » : un extra-terrestre ?
  • Des pas entendus dehors et un homme au visage blanchâtre, aux dents longues et avec une cape qui semble se jeter sur vous. Vampire ?
  • Des rires d’enfants. Maison hantée ?
  • Il paraît que le petit Dalton marche la nuit. Exorcisme ?

Arrivée des deux geeks sans charisme, sans personnalité. Un masque avec aspiration qui n’est pas sans rappeler Ghostbusters.

  • Des questions autour d’une table ronde. Appel des esprits ?
  • Des voyages pendant les rêves des enfants. Projection astrale ?

Vous l’aurez compris, l’histoire est chaotique, sans fondement réel et ressemble vraiment à un fourre-tout. Ajoutez à cela une musique particulièrement aigüe et des scènes mélodramatiques ridicules, et le doute survient. Ce film n’est-il pas qu’une parodie mal assumée ? Scream fonctionnait vraiment dans le genre, horreur ET parodie. Insidious, non.

Y’a comme un rapport avec ça :


Film : l’Age de Raison

15 avril 2011

Second et dernier rattrapage dans l’avion : l’Age de Raison, avec Sophie Marceau.

J’aimais bien le synopsis, j’aimais bien les extraits de la bande-annonce.

“Chère moi-même, aujourd’hui j’ai 7 ans et je t’écris cette lettre pour t’aider à te souvenir des promesses que je fais à l’âge de raison et aussi te rappeler ce que je veux devenir…”

Et si je parle au passé, c’est voulu. J’ai trouvé que Sophie Marceau jouait super mal son rôle. Partout où dans le scénario il était obvious de ressentir les sentiments et de faire vibrer la corde sensible, bah ça a foiré. J’ai rien reçu, rien ne m’a été transmis. Pourtant je n’y étais pas allée réfractaire comme pour les autres films français, non non ! Mais là vraiment, rien. Calme plat. J’ai regardé le film en entier pourtant, parce que j’aime aller au bout des choses et parce qu’on ne sait jamais, peut-être dans les dix dernières minutes.. mais non.

Un film qui sera très, très vite oublié.


Film : Resident Evil : Afterlife 3D

25 septembre 2010

J’ai vu Resident Evil : Afterlife 3D au ciné hier soir. Les noms des films sont de plus en plus fun, vive la technologie. Et non, ça ne se prononce pas “évaïl”…

Wentworth est dans une prison et connaît un moyen de sortir. Déjà vu.
Les gens ont des gros flingues et comme ils sont super rapides, ils peuvent éviter les balles. En plus on a droit à des supers ralentis, c’est le bullet time ! Déjà vu.
Un long manteau noir en cuir, des lunettes noires, le méchant est impitoyable. Déjà vu.
Les chiens zombies : ils étaient super impressionnants dans le premier, là bah.. déjà vu ?

A part ça, qu’est-ce qu’il y a dans ce film ? Milla est jolie, Ali (qui joue Claire Redfield) aussi. Elles sont toujours sales et trempées, mais impeccablement maquillées. Et puis.. bah rien d’autre. La 3D ne sert à rien, comme d’habitude. Un film très peu passionnant, il faut bien le dire. Mais j’avais pas envie d’aller voir Julia Roberts cette semaine :/


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