Wakfu TCG : HS#1 – Kolof Toulou

19 novembre 2010

4 cartes de l’extension d’Astrub, la menace roublarde sont liées à un univers fantastique, créé au début du siècle précédent. Je veux parler ici de la n°56 Kolof Toulou, de la n°39 Choub Nigourak, de la n°5, Narnya Totep et de la n°22, Ash Tur. Tous des nouveaux alliés marchands de niveau 1 élémentaires.

Commençons par le début : Kolof Toulou n’est autre qu’une retranscription de Call of Cthulhu, un jeu de rôle de 1985 basé sur la nouvelle de H.P. Lovecraft, “le mythe de Cthulhu”. Oh tiens, il y avait un indice dans le texte d’ambiance de la carte quant à l’auteur original !

Kolof Toulou adore l’artisanat. A tel point que les anglophones le surnomment parfois “Love-Craft”.

Il faut savoir que cet auteur est dérangé, mentalement. Ses personnages reflètent bien l’univers sombre qui l’intéresse, la folie, et ce sentiment malsain permanent qui poussent les gens à se tuer. Le JDR Call of Cthulhu respecte bien ces notions et vous devez lancer des dés pour juger de votre santé mentale… qui décroit inexorablement.

Cthulhu a été vu pour la première fois sous forme d’une petite statuette de 20 cm de haut, réalisée dans une pierre terne et verdâtre qui n’appartient pas à notre monde. “Elle représentait un monstre vaguement anthropoïde dans ses contours, mais avec une tête de pieuvre dont la face n’était qu’une masse de tentacules, [..] des griffes formidables aux quatre membres, et deux longues ailes minces sur le dos”. Ce n’est donc pas très étonnant que l’illustration de la carte soit un pêcheur avec une coiffe en tête de poulpe !

Maintenant que l’univers est défini, passons aux autres cartes de la série.

Choub Nigourak, là encore est la version phonétique simplifiée de Shub-Niggurath, le Bouc Noir des Forêts aux mille chevreaux qui incarne la fécondité malsaine au coeur des forêts touffues. D’où la retranscription de ce sombre titre honorifique sous la forme dofusienne :

On l’appelle aussi “la Boufette noire des bois aux mille Bouftounets”. Ça sent pas bon tout ça…

L’illu a également été utilisée pour le Dofus Mag Hors Série n°3. Cette image n’est pas assez noire à mon goût, ni en relation avec le mythe de Cthulhu… Dommage. Shub-Niggurath apparaît également dans Quake : il s’agit du boss final représenté sous la forme d’un arbre maléfique au tronc énorme et à l’aspect gélatineux. Il (parce que c’est un mâle, ou du moins une..chose) apparait également comme personnage jouable dans le jeu vidéo Marvel Super Heroes.

Nyarlathotep (aka Narnya Totep dans le TCG) n’est autre que le Puissant Messager à qui tout doit être rapporté. Pour faciliter cette tâche, Il a pris l’apparence d’un homme, grâce à un masque de cire et une robe qui le dissimule… Parfois pharaon noir, parfois juste un tentacule rouge (la “langue sanglante”)  lui sert de visage.

Elle a peut-être l’air sympathique, mais il suffit de la titiller un peu pour qu’elle fasse tomber le masque !

L’image de la carte représente une métisse style Nouvelle Orléans, ce qui colle tout à fait au roman et aux premières manifestations vaudou dans “la tourbière hantée”. Comment ça, je vais chercher loin ?

Ash Tur ou plutôt Hastur n’est que peu mentionné dans le mythe de Cthulhu : c’est une bonne raison de le surnommer l’Innommable, Dieu des espaces infinis qui s’oppose continuellement à Cthulhu et à ses serviteurs.

Ennemi juré de Toulou, Ash Tur aime les grands espaces vides… et les tables rondes. Allez savoir pourquoi.

De là à déformer le nom et à parler du Roi Arthur et des chevaliers de la table ronde, il n’y avait qu’un pas.. qu’Ankama a franchi ! Par contre, là encore, je n’ai pas d’explication concernant l’illustration…

Vous en voulez encore ?

Nous finirons tous par adorer les poulpes !


Bouquin : L’affaire Charles Dexter Ward

13 mai 2010

J’ai lu un second bouquin de H.P.Lovecraft, mon ami aliéné : L’affaire Charles Dexter Ward.

Vite fait dans le métro, c’est un petit bouquin prenant et envoûtant, comme tout Lovecraft j’ai l’impression. Mon autre livre du moment est trop gros pour que je le transporte facilement, et la police est trop petite pour que j’en parle déjà ^^

Concernant l’histoire, soit je commence à comprendre les mécanismes lovecraftiens, soit elle est plus facile à appréhender (ou alors ce bon docteur Willett n’est vraiment pas ouvert !). Introduction : le jeune Charles Ward, 26 ans, est hospitalisé dans un asile : il présente de curieuses manières empruntées à des temps anciens, et des altérations physiques lui donnent l’air d’être un vieillard… Et il s’échappe !

Au-delà de l’histoire en elle-même se pose la question de la quête de connaissances.  Quand s’estime-t-on riche ? Plusieurs films ou livres mentionnent un coffre au trésor, qui déçoit invariablement les chercheurs avides d’or une fois ouvert : des livres, des papiers, des documents. Voire même juste l’amitié qui est née entre les personnages lors de cette quête au trésor. L’argent permet beaucoup de choses, mais quel est le véritable pouvoir ? La connaissance ?

Celui qui Sait a indéniablement un avantage sur les autres. Dans tous les domaines. Celui qui est riche peut s’acheter quelques connaissances. Mais cela ne dure qu’un temps, le temps d’une existence, le temps d’une vie… Tout ne peut pas être transmis aux descendants. C’est fort dommage…


Bouquin : Le Mythe de Cthulhu

1 mai 2010

J’ai lu Le Mythe de Cthulhu, de H.P.Lovecraft. Parce que je ne connaissais pas encore l’univers alors que d’autres gamers de mon entourage, eux, connaissaient. Je ne prétend pas à la connaissance ultime, mais j’aime bien savoir de quoi je parle et pour le coup, ici, d’où viennent les jeux de mots que j’utilise fréquemment.

Le postulat de départ est simple : un héritage, une vieille malle avec des coupures de journaux et des notes… 6 nouvelles racontant toutes le retour des Anciens, Dieux avant les hommes, qui ont amené avec eux Leurs Images. Cthulhu, la divinité humanoïde à la tête couverte de tentacules, aux griffes acérées et aux ailes de dragon serait englouti dans sa cité, communiquant avec les hommes par leurs rêves, pour que son culte ne s’effondre pas, attendant le moment propice, l’arrangement stellaire optimal pour sortir à nouveau et régner sur le monde connu.

Effrayantes coïncidences de dates et d’évènements, tous reliés à cette divinité qui rend les gens fous : The Call of Cthulhu.

Les rêves ne seraient qu’un séjour dans une vie autre et incorporelle, mais la communication semble néanmoins possible… Beyond the Wall of Sleep.

Scènes de terreurs nocturnes dans The Moon-Bog, la tourbière hantée.

Tentacules et griffes réagissant au son du tonnerre, The Lurking Fear habite ces vallées boisées où il n’y a pas âme qui vive. Enfin, personne d’autre que ces gorilles blanchâtres, cannibales, aux yeux vairons, dégénérescence des habitants du pays…

The Colour out of Space est certainement l’histoire qui m’a laissé le plus grand sentiment de malaise. Impossible pour moi d’imaginer ces couleurs terrifiantes qui n’appartiennent pas au spectre que nous connaissons.

The Whisperer in Darkness aurait pu être un Bourdonneur plutôt qu’un chuchoteur. De Cthulhu à Nyarlathotep, le messager au masque de cire, des formes étranges laissant des empreintes en forme de pinces de crabes dentelées aux bruits mystérieux dans la nuit… Tout y est.

Glauque et sombre, à mi-chemin entre la folie et la paranoïa, HP Lovecraft aurait pu être ami avec Edgar Allan Poe. Leurs histoires dérangent, leurs héros s’enfuient de terreur, quand ils ne se tuent pas. Satan est un noob à côté de Cthulhu. Les Poulpes >*.


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