Voilà plus de 20 jours que je ne suis pas retournée au cinéma, et en mauvaise élève je n’avais même pas fait le compte-rendu de Super 8.

Des enfants, de la science-fiction, des décors des années 70, des grands noms sur l’affiche (Spielberg, JJ Abrams) : il avait tout pour plaire.
L’histoire se pose doucement, jusqu’à l’explosion démesurée et extravagante de ce train, dans laquelle on retrouve tout à fait les effets de JJ. Même si on devine trop les feux d’artifice et les maquettes utilisées. Le reste s’enchaîne tranquillement, tous les ingrédients sont ajoutés au fur et à mesure, et même s’ils sont évidents (oh non, la fille est amoureuse ! Srsly ? ) mon envie d’extra-terrestre n’est pas comblée. J’ai attendu qu’il se passe quelque chose, longtemps. J’ai souhaité un peu plus de cohérence à la fin. Je n’ai pas accroché aux regards mielleux des enfants. J’ai trouvé ça long, en fait.
La comparaison avec les Goonies a été rapide, mais les avis divergent. Pour ma part, les gamins étaient beaucoup plus attachants, et la dimension comique était présente tout le temps. Là, rien. Un ami a très justement précisé ma pensée : « c’est comme les Goonies, c’est un très bon film des années 90 ». Vouais. Sauf qu’on est en 2011, et qu’on est devenus (que je suis devenue ?) bien plus exigents.
Un grand bravo par contre à la petite Alice, qui n’est pas douée pour faire la fille « classique » mais qui excelle quand elle joue les zombies ou les grandes dames. Et à Kyle Chandler, l’ex-héros de Demain à la une qui trouvait chaque matin le journal du lendemain (oui, je sais, mais moi j’aimais bien), avec son éternelle bonne tête de paysan.
Il est encore à l’affiche cette semaine, mais il y a tellement mieux à aller voir…