J’ai lu ce poche de Mary Higgins Clark, Où es-tu maintenant ? classé n°4 des meilleures ventes dans tous les Relay à ce jour. Un train à prendre, non prévu, et rien à lire… J’ai regardé vaguement les titres et formats disponibles. Même si Les écureuils de Central Park sont tristes le lundi me semblait intéressant, le format ne se prêtait vraiment pas à mes besoins à ce moment-là. J’ai opté pour un livre de poche. Le Da Vinci Code aurait pu me plaire si je ne l’avais pas lu récemment. Lu est un faible mot, encore une fois : je l’ai dévoré celui-là.

Mais je m’égare dans la gare sans crier gare.
On parlait du thriller que j’avais lu. Resituons mon passé de lectrice acharnée : j’ai dû passer tout un été à lire les oeuvres complètes d’Agatha Christie, puis j’ai enchaîné avec MHC. Pinaise, elle, elle continue encore de publier des livres ! C’était là toute la différence. Et le fait que ses héroïnes sont toujours de jolies célibataires dans la trentaine, invariablement charmantes et seules.
J’aime bien, c’est facile à lire, on se laisse entraîner. Et moi, toute naïve comme d’habitude, je n’arrive jamais à trouver la fin. Tout ceci mis bout à bout fait que je passe toujours un bon moment avec ces bouquins. Même après plusieurs années sans toucher à Mary.. C’est un peu difficile au début d’identifier les personnages, malgré qu’un chapitre entier leur soit individuellement consacré. Il y a beaucoup d’intervenants, en fait. Au bout du 5ème chapitre on se dit : “alors, ok, machin est le collègue de truc, bidule est l’oncle de marcel, qui a déjà croisé machin. Ok. Intrigue ?”
Mais comme à mon habitude, je survole et admets. C’est souvent le cas dans les livres de science-fiction que j’ai lu : mieux vaut admettre les axiomes comme tels et s’attacher à l’histoire, plutôt que de perdre du temps à essayer de décortiquer pourquoi le système de mesure est en base 13. (Parce que 6×9 = 42 en base 13, mais vous le saviez. H2G2 inside.)
J’ai bien aimé le pti mot de la fin, expliquant comment Madame trouve ses inspirations pour écrire ses livres. “Quand une situation m’intrigue, je me pose 3 questions : Supposons… Et si… Pourquoi… et un nouveau roman voit le jour.” Nous avons tous déjà essayé d’écrire, nouvelle ou roman. Et nous nous sommes tous confrontés à la réalité : c’est vachement dur d’amener les personnages comme il faut, de dévoiler l’intrigue de façon délicate, de susciter la curiosité en permanence…
Un jour, je finirai ma nouvelle. Un jour, je la donnerai à celui qui me l’a demandé, Sarys. Un jour, je la publierai. J’ai déjà gagné un prix pour une courte histoire, pourquoi pas d’autres ?