Bouquin : Firmin

30 avril 2010

J’ai lu Firmin, autobiographie d’un grignoteur de livres, de Sam Savage.

Premier contact avec le conseiller qui m’a aidé à retrouver ce livre : “la version poche ne sort que début juin”. Aïe, il ne sera peut-être pas facilement transportable en métro… Et finalement non, nickel, ce n’est pas un très grand ni très gros livre.

Disney a inventé un rat cuisinier, Firmin est un rat curieux, qui aime lire, et qui aime aussi les filles à poil. Trop intelligent pour être heureux. Trop conscient du monde qui l’entoure, et en même temps, tellement naïf parce que ce n’est qu’un rat… Pervers, triste, solitaire, son premier morceau de laitue avalé a pour lui un goût de Jane Eyre. Entre les livres de fiction et ceux d’anatomie ce petit rat navigue et grignote la vie par petits bouts.

Mais personne n’échappe à la fin. Ce n’est pas l’histoire la plus triste qu’il m’ait été donné de lire, mais elle est touchante. La solitude rend les gens fous. Au revoir, Zip !


Film : La Comtesse

29 avril 2010

J’ai vu La Comtesse, de Julie Delpy, retraçant la vie d’Erzsébet Bathory.

Julie Delpy a décidé de produire et d’incarner le rôle principal, rôle qu’elle joue à merveille. Vous connaissez sans doute Erzsébet, “Elizabeth” Bathory. Hongroise vivant en Transylvanie, à l’instar d’un autre comte bien connu, elle avait semble-t-il trouvé le moyen de conserver un teint éternellement jeune : le sang de jeunes vierges.

L’histoire présentée dans le film est sanglante mais pas écoeurante, Erzsébet vidant de leur sang les jeunes filles qui vivaient autour de son château. Les biographies que l’on trouve sur le net sont moins modérées, parlant de tortures bien avant le décès de son mari et d’épisodes beaucoup plus cruels que ce qui est suggéré dans le film. Vampire, Cruelle, Sanglante ? C’était dans les années 1500, ça commence à dater sérieusement. (Dracula s’inspirerait de Vlad III l’Empaleur, vivant seulement 50 ans plus tôt.) Et puis, visiblement, les Bathory étant une riche famille honorable, certaines choses ont été cachées.
Je vous ai dit que je descendais d’une riche famille hongroise ? :D

N’oubliez pas : ce sont les vainqueurs qui écrivent l’histoire, toujours.


Film : Adèle Blanc-Sec

28 avril 2010

J’ai vu Les aventures extraordinaires d’Adèle Blanc-Sec, de Luc Besson.

J’y suis allée parce que Luc Besson, c’est quand même Le Cinquième Élément, quoi. Entouré d’autres chefs d’œuvres mais celui-là est dans ma vidéothèque. J’ai très peu de films en DVD, puisqu’en général je n’aime pas revoir les films, je n’en vois pas l’utilité. Je connais la trame, je connais la fin, il n’y a plus de surprise ou d’éveil de l’imagination. Ne restent donc que quelques films que j’apprécie du début à la fin, pour leur humour, pour leur beauté, pour les sentiments qu’ils font naitre et renaitre en moi. Le Cinquième Élément fait partie de ceux-là. Adèle, non.

Il y a un peu d’humour, mais pas assez pour me faire sourire. Il y a un peu de magie, mais trop peu ou trop mal amenée pour me faire rêver. Il y a un peu d’aventures, mais Indy fait mille fois mieux. Il y a un peu de sentiments, mais tournés en ridicule. Rien qui ne m’ait émue, rien qui ne m’ait fait vibrer, rien qui ne m’ait enthousiasmée. Banal et décevant. Je l’aurai complètement oublié la semaine prochaine…


Nouvelle : La ballade de la balle élastique

27 avril 2010

J’ai lu une nouvelle de Stephen King, La ballade de la balle élastique.

C’est un de ces petits bouquins qui étaient édités pour 10 francs dans les distributeurs de boissons et gourmandises dans les gares. D’habitude, je n’arrive pas à lire les écrits de Stephen King. C’est pas possible, ça me fait toujours faire des cauchemars pendant des nuits et des nuits. Là, je n’ai pas cauchemardé, mais je ne l’ai pas oublié non plus.

Un ouvrage sur la folie. De la folie rationnelle, si je puis dire, celle qu’on est capable de raconter pendant un temps à ses connaissances, avant qu’elles ne vous évitent, que vous ne sombriez dans l’alcoolisme et que vous ne mourriez seul et abandonné. Les Fornits sont de petits êtres qui vivent dans les machines à écrire, et qui donnent aux écrivains l’inspiration, qui les aident à démarrer. Ils sont partout, balançant du fornus, de la poussière porte-bonheur.

Mais quand des personnes malintentionnées tentent de s’en prendre à Rackne, le fornit… tout dégénère. On en apprend plus sur la vie de ces petits elfes, ce qu’ils aiment, ce qu’ils ne supportent pas. Comment ils peuvent mourir. C’est du Stephen King, c’est glauque et dérangeant, ça vous laisse une impression bizarre de “ça pourrait être vrai”, et ça fait peur. J’ai vraiment beaucoup aimé, et j’en parle encore.

Peut-être faut-il être folle pour aimer un livre sur la folie :)


Listening : Gothan Project

26 avril 2010

J’ai écouté Gothan Project, le dernier album : Tango 3.0. Ce n’est pas mon style de musique habituel, même si je me classe dans les éclectiques (ça, c’est le mot qui fait bien et que tout le monde connaît). Il se trouve que c’était sur la page d’accueil de Deezer, et qu’un ami a fait écho sur Twitter. Encore et toujours, Twitter : c’est une source de nouveautés perpétuelles, qui m’apporte de quoi nourrir mon cerveau et ma curiosité. On m’a conseillé plus d’une dizaine de livres, d’ailleurs.. c’est pour bientôt :)

Alors moi je n’y connaissais rien. La Fnac dit que c’est un “retour au son électro tango qui les a fait connaître, avec cette fois, davantage de cuivres et de cordes, et des influences dub, blues et cinématographiques (de Michel Legrand à Ennio Morricone).” Ma copine Peach dit que c’est une musique pour s’enculer doucement. Moi je trouve que c’est super agréable d’écouter ça quoi que l’on fasse à côté :p

A écouter obligatoirement au moins une fois !


Listening : Slumdog Millionnaire

24 avril 2010

J’ai écouté l’OST du film Slumdog Millionnaire après l’avoir vu, l’année dernière. Avant, je n’allais pas voir les films en VO. Avant, je n’allais que rarement au cinéma. Avant, je ne m’intéressais pas aux OST.

Ce film a été une claque pour moi. Il est vraiment génial, au-delà de la publicité qu’on a pu lui faire à l’époque de sa sortie, genre décembre 2008. Il est sorti en DVD en juillet 2009. Un film exceptionnel, bourré de sentiments ni insipides, ni fades bien au contraire. C’est dur, ça choque parfois, et c’est une histoire vraie…

Je n’ai pas classé ça dans Film parce que ce n’est plus d’actualité, mais j’écoute toujours l’OST dès que je peux. J’y retrouve toute l’ambiance du film et bien plus encore.

Si vous avez aimé le film, écoutez la BO : vous ne serez pas déçus !


Bouquin : La Quête d’Ewilan

23 avril 2010

J’ai lu La Quête d’Ewilan, de Pierre Bottero. Oui je sais, encore un bouquin pour ado, peuplé de jeunes héros et de troolls sanguinaires… Mais que voulez-vous, à force de cotoyer des personnes qui ont dix ou vingt ans de moins que moi sans aucune gêne, ça devait bien finir par arriver. Et puis, ce n’était pas si désagréable.

3 tomes réunis en un seul ouvrage de plus de 700 pages, à la police… trop grande encore, à mon goût.

  1. D’un monde à l’autre
  2. Les frontières de glace
  3. L’île du destin

J’ai complètement accroché au premier tome. La narration est drôle et impertinente, les héros plus qu’attachants et l’histoire est originale. Est-ce parce que l’auteur est français que l’œuvre ne souffre pas de traductions foireuses ? Est-ce parce qu’il est jeune ? Etait plutôt, si j’ai lu ce livre c’est parce qu’un twitterien s’émouvait de la disparition de son auteur préféré l’année dernière.

Le deuxième tome suit le premier : aventures trépidantes, l’histoire continue, on voyage aux côtés de Camille et de Salim.

Le pouvoir qu’offre l’Art du Dessin est limité. L’amour, lui, est infini.

Et là, c’est le drame. Non pas que les sentiments naissants gâchent l’histoire, mais à la lecture du troisième tome, j’ai eu la désagréable impression d’un accolement de rushes désordonné, d’orientations diverses pour expliquer les origines du monde mises bout à bout. Une seule aurait suffit, une seule aurait permis de continuer tranquillement sur le chemin tracé des aventures d’Ewilan depuis le début. Là, dans le tome 3, tout se mélange. Merwyn, le loup, la Dame et son Héros, les pirates.. Il n’y avait pas besoin de tout ça.

La seule phrase de cette dernière partie qui m’a marqué n’a rien à voir avec l’histoire.

Ils ignoraient que c’était impossible, alors ils l’ont fait.

Je vous dirai bien d’éviter le dernier tome, mais j’aime bien connaître la fin des histoires, même si c’est moins bien / pas intéressant. Finir les choses, c’est important.


Web : L’entretien (Je suis un gamer)

22 avril 2010

J’ai vu sur JeuxOnLine la participation au Prix Machinima 2009 de Rod Pulsar, et j’en ai été ébahie. Ca s’appelle L’entretien (je suis un gamer) et c’est tout bonnement génial.

Un poil d’explications : le Prix Machinima correspond à un condensé de Machine, Cinéma et Animation. Pour faire simple, le but est de faire un petit film de 10 minutes maxi en utilisant les moteurs 3D des jeux vidéos. Tous les ans, les créations sont présentées au Festival du Jeu Vidéo (qui se déroule habituellement fin septembre à Paris) et le vainqueur reçoit des lots, des goodies, etc. Cette année se tiendra la 5ème édition de ce Prix, qui comporte une variante pro-MMO.

Je vous invite sur JoL, où il publie la liste des jeux utilisés pour cette vidéo, ainsi que les paroles. Le tout est vraiment très bien réalisé, la bande son déchire, GTA est sans doute le meilleur support pour faire ça.

Aaaaaaah !! Un gaaaaameeeeeeeer !! D’accord… le genre de personne sur laquelle on ne peut pas compter, un geek comme on dit, qui va passer son temps à utiliser la bande passante web de la société, ou dormir pendant les meetings importants, parce qu’il se sera couché tard à cause d’un RAID, ou qui posera des RTT à chaque sortie d’extension de son MMO favori !!! Bon écoutez, finalement excusez-nous de vous avoir déran…

Personnellement, lors de mon dernier entretien pour un job, quand le type m’a dit “je crois que vous ne m’avez pas tout dit sur vous…” j’ai dû me mordre la langue pour ne pas lui chantonner “je suis un gamer” ! Alors j’avoue, j’attends sa nouvelle création avec impatience.

Allez, hop un lien vers son myspace : rod:pulsar.com


Bouquin : Où es-tu maintenant ?

21 avril 2010

J’ai lu ce poche de Mary Higgins Clark, Où es-tu maintenant ? classé n°4 des meilleures ventes dans tous les Relay à ce jour. Un train à prendre, non prévu, et rien à lire… J’ai regardé vaguement les titres et formats disponibles. Même si Les écureuils de Central Park sont tristes le lundi me semblait intéressant, le format ne se prêtait vraiment pas à mes besoins à ce moment-là. J’ai opté pour un livre de poche. Le Da Vinci Code aurait pu me plaire si je ne l’avais pas lu récemment. Lu est un faible mot, encore une fois : je l’ai dévoré celui-là.

Mais je m’égare dans la gare sans crier gare.

On parlait du thriller que j’avais lu. Resituons mon passé de lectrice acharnée : j’ai dû passer tout un été à lire les oeuvres complètes d’Agatha Christie, puis j’ai enchaîné avec MHC. Pinaise, elle, elle continue encore de publier des livres ! C’était là toute la différence. Et le fait que ses héroïnes sont toujours de jolies célibataires dans la trentaine, invariablement charmantes et seules.

J’aime bien, c’est facile à lire, on se laisse entraîner. Et moi, toute naïve comme d’habitude, je n’arrive jamais à trouver la fin. Tout ceci mis bout à bout fait que je passe toujours un bon moment avec ces bouquins. Même après plusieurs années sans toucher à Mary.. C’est un peu difficile au début d’identifier les personnages, malgré qu’un chapitre entier leur soit individuellement consacré. Il y a beaucoup d’intervenants, en fait. Au bout du 5ème chapitre on se dit : “alors, ok, machin est le collègue de truc, bidule est l’oncle de marcel, qui a déjà croisé machin. Ok. Intrigue ?”

Mais comme à mon habitude, je survole et admets. C’est souvent le cas dans les livres de science-fiction que j’ai lu : mieux vaut admettre les axiomes comme tels et s’attacher à l’histoire, plutôt que de perdre du temps à essayer de décortiquer pourquoi le système de mesure est en base 13. (Parce que 6×9 = 42 en base 13, mais vous le saviez. H2G2 inside.)

J’ai bien aimé le pti mot de la fin, expliquant comment Madame trouve ses inspirations pour écrire ses livres. “Quand une situation m’intrigue, je me pose 3 questions : Supposons… Et si… Pourquoi… et un nouveau roman voit le jour.” Nous avons tous déjà essayé d’écrire, nouvelle ou roman. Et nous nous sommes tous confrontés à la réalité : c’est vachement dur d’amener les personnages comme il faut, de dévoiler l’intrigue de façon délicate, de susciter la curiosité en permanence…

Un jour, je finirai ma nouvelle. Un jour, je la donnerai à celui qui me l’a demandé, Sarys. Un jour, je la publierai. J’ai déjà gagné un prix pour une courte histoire, pourquoi pas d’autres ? ;)


Listening : Shaka Ponk

20 avril 2010

J’ai écouté Shaka Ponk en boucle ces derniers temps. Leur album Bad Porn Movie Trax est ressorti début avril avec une nouvelle pochette toute douce, sans Goz leur monkey emblématique :/

(Mais moi je préfère celle-là, alors c’est celle-là que je vous affiche). Ils sont français, oui Madame. Ils chantent à moitié en espagnol (surtout les insultes) et à moitié en anglais, ce qui leur a valu un succès monstre en .. Allemagne. Sparce que c’est du rock teinté d’électro, je suppose. Certains parlent aussi de funk et d’hip-hop. Moi j’ai envie de dire : osef, c’est une musique qui bouge, entrainante, et j’adore ces mother fuck’ !

Découverts par hasard chez une amie, direct nous sommes allés au festival Rock En Nord #1 où ils se sont produits très tard. Mais c’était géant. Je regrette de n’avoir pas pu aller les voir avant-hier, mais j’avais déjà autre chose de prévu. Dans ce même concert j’ai découvert Anaïs, qui déchire vachement plus en live que dans ces albums qui sont un peu mous. On a fait la guerre “Highway to Hell” contre “Mon amour, mon coeur”. Nan franchement, c’était terrible :D

Bref, si SHK PNK passe près de chez vous, allez-y, vous ne regretterez pas !


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